Le bilan chiffré

Ce premier programme a une dimension expérimentale : quels leviers actionner pour éradiquer la précarité énergétique en France ?

Les retombées de nos actions sur l'environnement, les familles et le territoire.

La lutte contre la précarité énergétique commence certes avec la rénovation du logement, mais elle se finit surtout par un accompagnement social, des factures maitrisées, des gains pour la planète et une qualité de vie retrouvée pour les habitants de ces passoires thermiques.

1500 ménages engagés
64% baisse de consommation énergétique du logement
Montant total des chantier TZEE
94 % de taux d'électrification des solutions de chauffage
414 GWh économisés sur 20 ans, soit 65 700 tCO₂e

Le programme Territoires Zéro Exclusion Énergétique prend en compte ces quatre piliers pour répondre à cet enjeu de société :

Chaque année la précarité énergétique est un véritable poids sur les finances, que ce soit celles du ménage ou des pouvoirs publics

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74% des ménages que nous accompagnons étaient en privation d’énergie totale ou partielle ; un constat fréquant chez ces personnes qui vivent tout juste au-dessus du seuil de pauvreté.

Alors que certains vivent même avec tout juste 10€/j par personne, les travaux de rénovation globale et performante leur permettent de réduire leur facture d’énergie de 40%.

En moyenne, théoriquement, c’est une baisse de 4 875€/an qui leur permet de ne plus vivre au jour le jour.
Le reste-à-charge symbolique que nous définissons avec le ménage est donc souvent rentabilisé dès la première année.

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Les économies ne se limitent pas au ménage.
Lorsque les pouvoirs publics financent 69 400€ pour rénover un logement, ils économisent en fait chaque année 7 500€
en coût de santé des habitants (coût de la mortalité, morbidité, et de la santé physique et mentale)

 

La rénovation du parc immobilier français est donc rentable pour le gouvernement en moins de 10 ans et dès la première année pour les ménages.

En France, environ 16% des émissions de gaz à effet de serre sont dues aux logements et aux batiments, tandis qu’1/10 logement est une passoire thermique.

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Lorsque nous rénovons un logement, nous atteignons en moyenne un saut de 3,3 étiquettes sur le DPE.
Le programme Territoires Zéro Exclusion Energétique permet donc aux ménages d’accéder à un dispositif de rénovation qui a un impact réel sur les consommations de leurs logements.

Les 110 logements que nous avons fini de rénover, sur les 1 650 accompagnements débutés jusqu’à présent, permettront d’éviter l’émission de 65 700 tonnes de CO₂ sur 20 ans. C’est près de 33 000 allers-retours Paris-New York en avion pour une personne.

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Notre programme permet de développer un maillage locale, pour s’appuyer sur des solutions et des acteurs de proximité : 84% de nos chantiers sont financés par au moins une collectivité locale.

En signant un pacte territorial avec les communes où est implanté le programme, nous souhaitions structurer une filière locale autonome pour dynamiser le tissu social, favoriser la confiance et surtout : valoriser les solutions les plus proches pour diminuer l’impact carbonne des rénovations et créer un réseau d’entraide.

En tout, nous avons créé pour 83 280 000€ de chantiers, qui ont permi de stabiliser l’activité d’artisans RGE locaux et de rentabiliser les solutions d’isolation locales.

En appliquant ce niveau d’exigeance à la rénovaiton des 4 millions de passoires thermiques en France, 2,4 milliards de tonnes de CO2 pourraient être évitées sur 20 ans. C’est près d’un tiers des émissions annuelles de la France actuellement, et donc une contribution majeure à l’objectif national de neutralité carbone fixé pour 2050.

Le froid et les moisissures ont un impact direct sur la santé des habitants, et notamment sur les troubles respiratoires et la santé mentale.

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9,84% des bronchites chroniques ou aigües et 18,19% des cas d’asthmes seraient attribuables à une température inférieure à 18°C dans le logement (Dubreuil, 2017 et Ledésert, 2013).

Une grande partie des 1650 ménages que nous avons accompagnés vivaient dans des logements indécents :
4 logements sur 10 avaient des traces de moisissures ou de nuisibles

L’angle du bâti devient alors une solution pour résoudre les problèmes de santé, puisque la rénovation énergétique du logement permettrait de réduire de 33% le taux de mortalité des personnes de plus de 65 ans atteintes de maladies cardiovasculaires.
(Chapman et al., 2017 et Howden-Chapman et al., 2005).

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Ce retour à un logement digne et confortable a forcément des conséquences sur la santé mentale. L’une de nos bénéficiaires nous expliquait ainsi :

« J’ai des amis formidables, qui ne m’auraient pas jugée, mais je ne les ai invités qu’une fois en dix ans : j’avais honte. J’avais même peur de les rendre malades à cause de la moisissure. Aujourd’hui, si je me rends compte que j’étais en train de sombrer dans la dépression, c’est que ce n’est plus le cas maintenant ; cette rénovation a tout changé. » « 

45% des foyers accompagné ont un enfant

Alors qu’il faut en moyenne 6 générations pour sortir de la précarité, le programme aide les habitants d’aujourd’hui mais aussi les potentiels habitants précaires de demain.

Ce serait une erreur de limiter la rénovation énergétique au simple bâti.
C’est aussi un levier crucial de santé, physique comme mentale, de justice social et de dignité.

Les ménages que nous accompagnons sont souvent qualifiés de « population invisible ». Les approches classiques ne suffisent pas pour identifier et accompagner ces personnes en situation de précarité qui se repli sur eux même, qui se cachent.

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Sans l’accompagnement directement sur le terrain que mettent en place nos opérateurs, plus de la moitié de nos accompagnements n’auraient pas vu le jour : 58% des ménages accompagnés ne connaissaient pas l’existence de ces aides avant.

En co-finançant avec l’ANAH l’accompagnement de ces ménages à hauteur de 4 600€/ménage, nous transformons la filière en profondeur. Ce financement supplémentaire rend viable l’accompagnement sur-mesure de ces personnes en grande fragilité :
• budget complexe avec de multiples sources de financements
• projets de rénovation ambitieux

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Dans l’ensemble, la fragilité de ces ménages crée de la méfiance. En moyenne, après la première visite, il faut 3 mois de sensibilisation avant de signer un contrat d’accompagnement, et jusqu’à 12 mois dans les cas les plus extrêmes.

Pour nourir cette vision d’un accompagnement autant social que technique et faire monter en compétences une nouvelle génération d’opérateurs, nous avons créé un institut de formation.

1376 professionnels ont été formés. Ils ont bénéficié du savoir-faire des opérateurs historiques avec qui nous travaillons, sur des sujets comme : l’ARA, les tiers de confiance, le montage financier et le maillage administratif…

Les ménages les plus fragiles nécessitent des aménagements spécifiques que le système actuel n’est pas en mesure de fournir.

En épaulant les MAR aujourd’hui et en formant une nouvelle génération d’opérateurs, nous structurons une filière durable de l’accompagnement des propriétaires les plus précaires.