Accueil » Nos actualités » Quand l’accompagnement rend le changement possible
Menée auprès de 140 ménages accompagnés et de 108 partenaires, cette évaluation intermédiaire confirme que l’accompagnement humain constitue un levier déterminant pour engager et réussir une rénovation performante. En effet 100 % des ménages accompagnés déclarent une meilleure qualité de vie après travaux. 9 sur 10 se disent satisfaits du programme. Et 76 % n’auraient jamais imaginé aller aussi loin dans leur rénovation sans un accompagnement humain.
Pourquoi tant de ménages renoncent à rénover
Avec les vagues de canicule qui se succèdent, un nouveau terme s’impose dans le débat public : la « bouilloire thermique ». Le message est partout le même : pour mieux résister à la chaleur, il faut rénover son logement. Mais que répondre à un ménage qui hésite déjà à acheter un ventilateur devenu trop cher, et qui redoute la facture d’une climatisation qu’il ne pourra jamais s’offrir ?
Seul face à ces choix, on cherche à savoir à quelles aides on a droit. Et l’on se heurte vite à une montagne d’obstacles : démarches administratives, peur de tomber sur le mauvais artisan, imprévus de chantier, risques d’escroquerie. Pour beaucoup de ménages modestes, ces obstacles suffisent à tout arrêter avant même d’avoir commencé.
Un accompagnement qui débloque tout
C’est précisément là qu’intervient le programme CEE Territoires Zéro Exclusion Énergétique (TZEE), porté par STOP Exclusion Énergétique. Son pari : offrir aux ménages les plus modestes (au sens de l’ANAH) un accompagnement humain, présent du premier rendez-vous d’information jusqu’à la prise en main des nouveaux équipements installés, pour lever un à un ces obstacles.
Premier effet : la peur laisse place à l’action. 95 % des ménages accompagnés savent désormais précisément quels travaux engager pour une rénovation réellement performante, et 89 % voient leur stress reculer. Mieux encore, l’accompagnement élargit les horizons : 76 % des ménages n’imaginaient pas réaliser autant de travaux que ceux qu’ils envisagent aujourd’hui.
Une nouvelle vie, une fois les travaux terminés
Second effet, une fois le chantier achevé : le quotidien change, pour 100 % des ménages accompagnés qui déclarent une amélioration de leur qualité de vie.
Derrière ce chiffre, il y a des factures qui s’allègent, un ménage témoigne être passé de près de 290 € à 150 € par mois, et surtout un plaisir retrouvé : celui de rentrer chez soi sans avoir à se couvrir, ni à s’endetter.
« C’est être heureux de rentrer chez soi le soir, ça change du tout au tout. »
Ce plaisir retrouvé se reflète dans les évaluations : 9 ménages sur 10 se disent satisfaits du programme, et 97 % satisfaits des artisans mobilisés, la preuve qu’un accompagnement de qualité ne se limite pas aux démarches administratives, il sécurise aussi la confiance dans le choix de l’artisan, souvent l’un des plus grands freins à la rénovation.
Un effet qui dépasse les ménages
L’impact de TZEE ne se limite pas aux logements rénovés : il transforme aussi les territoires. À l’échelle macro, le programme donne aux opérateurs les moyens de mener des accompagnements exigeants : 89 % d’entre eux estiment mieux accompagner les ménages en précarité énergétique, et 76 % constatent une meilleure prise en compte du sujet à l’échelle locale. TZEE recrée du lien entre travailleurs sociaux, collectivités et associations. Ses résultats sont assez convaincants pour faire bouger les lignes : parmi les acteurs qui doutaient encore de la nécessité de cette lutte, 83 % ont changé d’avis.
Un accompagnement, des travaux, et c’est tout un écosystème qui se remet en mouvement.
Les résultats de cette étude intermédiaire le montrent : la réussite d’une rénovation n’est pas seulement une question de travaux ou de financement. L’accompagnement humain en est une composante essentielle, sans laquelle une grande partie des ménages n’iraient jamais au bout de leur projet.
Et si la vraie clé de la rénovation énergétique n’était pas technique, mais humaine ?
Ce 1er janvier la méthode de calcul du DPE a été ajustée, notamment à travers l’évolution du coefficient d’énergie primaire1 de l’électricité, pour mieux représenter le mix énergétique français (majoritairement décarboné). Du fait de cette baisse, le chauffage électrique est davantage valorisé dans le calcul du DPE. C’est-à-dire que, suite à des choix politiques et/ou d’amélioration du réseau de distribution, chauffer à l’électricité est désormais considéré comme plus efficace et moins émetteur : il devient ainsi plus simple d’atteindre une bonne étiquette avec une pompe à chaleur qu’avec d’autres systèmes de chauffage.
D’après le Service des Données et Études Statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, 160 000 logements quitteraient le statut de “passoire énergétique” du seul fait de ces nouvelles règles, et ce sans modification du bâti ou des usages. En termes de volume, ce chiffre est l’équivalent de 38% des logements sortis de la précarité énergétique en 2024.
Pour autant, cela signifie-t-il que la précarité énergétique est en voie d’être éradiquée ?
Pour lire le rapport cliquez ici